Cristóbal Balenciaga Eizaguirre né à Getaria le 21 janvier 1895.
Dès l'âge de 12ans il commence à travailler comme apprenti chez un tailleur.
Quelques années plus tard, il est repéré par la Marquesa de Casa Torres, la femme la plus importante de sa ville, qui l'envoie étudier le métier de tailleur à Madrid.
Il commence à travailler non pas comme styliste mais comme acheteur. Gabrielle Chanel, Elsa Schiaparelli et Madeleine Vionnet sont à l'époque ses créatrices de prédilection. Ils achètent leurs modèles qu'il découd et recoud inlassablement jusqu'à comprendre la technique de construction du vêtement.
Il se lance ensuite comme créateur en ouvrant une boutique à San Sebastian en 1919.
Le succès est immédiat et il ne tarde pas à ouvrir d'autres boutiques à Madrid et Barcelone.
Parmis ses clientes ont compte déjà des membres de la famille royale d'Espagne et de l'aristocratie.
Mais en 1936 il est chassé d'Espagne par la Guerre Civile qui ravage le pays.
Il s'installe à Paris en 1937 et créé sa maison de couture au 10 avenue Georges V.
Dès sa première collection les clientes comme la presse sont enthousiastes. On parle de ses petites robes noires parfaites, de sa coupe irréprochable, de ses couleurs chatoyantes et de ses robes du soir.
Déjà on le baptise déjà le "couturier des couturiers".
Pendant l'Occupation, il est un des rares qui choisit de ne pas fermer sa maison de couture. Il profite même de la pénurie générale pour mettre au point de nouvelles techniques deconstruction du vêtement qui permettent de donner du volume sans excès de tissu.
C'est ainsi qu'il aboutit en 1946 à sa ligne "tonneau" porté avec des boléros brodés qui rappelle les costumes des torreros espagnols.
En 1947 il lance son premier parfum "Le Dix" en référence à l'adresse de sa maison de couture.
Un an plus tard il ouvre sa première boutique, toujours au 10 avenue Georges V. Elle est décorée par l'artiste Cristos Bellos et la sculptrice Janine Janet réalise pour ses vitrines des figurines en bois.
En 1949 il lance son second parfum "La fuite des heures".
Dans les années 50 la mode du New-Look bat son plein. Mais pas pour Cristobal Balenciaga. Lui décide de libérer et de décintrée la taille des femmes, d'effacer les épaules. Au baleines, jupons et gaines de Christian Dior il répond par des manteau tout en volume, des dos basculé et du style "ballon".
Dès 1950 on voit apparaître dans sa boutique des chemises de paysans sans col. En 1951, bien avant Jean-Paul Gauthier, il impose la petite marinière comme must-have. Il créé des capes et robes sacs, des robes tuniques et même des robes chemise en 1957.
Il invente tout une nouvelle silhouette faite de coupes minimalistes.
En 1955, un nouveau parfum vient s'ajouter aux fragances Balenciaga, "Quadrille".
Ses modèles sont de plus en plus extraordinaires et abstraits, dépouillés à l'extrême. Il cherche le volume ultime, la "couture unique" et ses créations sont vues comme des chefs-d'oeuvre de haute-couture.
1959, il invente le style "Babydoll" qu'il accompagne de manteaux taillés comme des kimonos et des robes du soir "queue de paon".
Les années 60 sont encore plus riches en innovations.
Il découvre de nouvelles matières comme le Gazar d'Abraham (sorte de raphia de soie) et le cracknyl dont la souple rigidité permet de nouveaux volumes impossibles à faire tenir dans d'autres tissus.
En 1962 il lance des bottes hautes exécutées par Mancini avec lesquelles il accessoirise des tailleurs de sport. Du jamais vu! Il créé un nouveau parfum "Eau de Balenciaga".
Quant à sa dernière collection de 1968, elle est faite de minishorts et de tuniques trompe-l’œil.
Mais pour Cristobal Balenciaga, le coeur n'y est plus. L'arrivée écrasante du prêt-à-porter et de ses pièces aux finitions approximatives ne plaisent pas au perfectionniste qu'il est. Pour lui c'est un mal responsable du "flot de vulgarité qui s'abat sur la mode".
Avant de faire ses adieux au monde, il créé les nouveaux uniformes des hôtesses Air France.
Ironie du destin, sa première création de styliste était une robe de mariée, sa dernière également. Elle est déstinée à la duchesse de Cadiz.
Au grand désespoir de ses clientes et des rédactrices de mode du monde entier, le maître ferme sa maison de couture en 1968 et prend sa retraite en Espagne.
Il meurt à Valence le 23 mars 1972.
Ses neveux ont repris ses activités après sa mort avec peu de succès. Depuis 2000 c'est le groupe GUCCI qui détient la maison Balenciaga et avec Nicolas Ghesquière comme directeur artistique, elle a retrouvé un nouveau souffle.
Hubert de Givenchy parle de "miracle Balenciaga" et dit de lui "Balenciaga n'a pas seulement créé un style, il a aussi créé une technique. Il a été l'architecte de la haute couture". Il a de plus influencé de grands noms de la mode tels que Oscar de la Renta, Emmanuel Ungaro ou André Courrèges. Christian Dior l'appelait même "Notre maître à tous".
Dans ses clientes on comptait la duchesse de Windsor, la comtesse Mona Bismarck, Pauline de Rothschild, la Princesse Grace de Monaco mais également la grande Marlene Dietrich, Helena Rubinstein ou encore Maria Callas, et ce malgré la loi imposée par Balenciaga: «pas de robes prêtées, pas de prix de faveur».
Seul couturier de sa génération qui dessinait, coupait et montait ses modèles, Balenciaga a élevé la construction du vêtement au rang d'art délicat. Pour lui un couturier se doit d'être «architecte pour les plans, sculpteur pour la forme, peintre pour la couleur, musicien pour l’harmonie et philosophe pour la mesure».





















































































































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